Groupe des technologies de l’apprentissage
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Le point sur le web sémantique, les données liées et ouvertes

Soumis par Robert Gregoire | Soumis le 10-22-2010

Représentation graphique des standards et couches logiques constituant le Web sémantique

Lorna Campbell et Sheila MacNeil ont récemment publié (juin 2010) un sommaire qu’on pourrait qualifier de « non compromettant » au sujet du Web sémantique et du concept que Tim Berners-Lee a introduit en 2006 sous l’appellation de linked data – les données interreliées. Non compromettant en effet car ces concepts sont relativement nouveaux et ne font pas encore l’unanimité. Alors pour aider à les cerner, les auteures se contentent de donner un peu de contexte, quelques définitions, des exemples et une liste de standards pertinents et de lectures complémentaires. Une perspective de haut niveau donc, mais très utile pour en apprendre davantage.

La lecture du document ne manque pas de donner l’impression qu’on vient de s’attaquer à l’hydre de Lerne elle-même car on n’en finit plus de rebondir d’exemples en standards et autres entrées de blogue instructives! Permettez-moi donc d’inter-   préter cette lecture à travers quelques ressources que j’ai trouvées particulièrement édifiantes.

Mais tout d’abord, deux clarifications utiles :

  1. L’adjectif sémantique signifie « qui donne du sens, de la signification ». En effet, si l’humain s’y entend assez bien pour comprendre le langage des signes formé par l’écriture, les machines elles n’y entendent rien. Il faut donc coller des étiquettes aux contenus pour qu’entre eux les ordinateurs puissent savoir, par exemple: « voici un titre ». De là l’omniprésente expression de « web sémantique ». L’excellente introduction « RDFa » du W3 à laquelle nous reviendrons plus bas offre l’illustration suivante pour illustrer ce concept :

    À gauche, ce que voit la machine. À droite, ce que voit l

  2. Par ailleurs, l’appel lancé par Lord Berners-Lee en 2006 (idem) vise à passer à la prochaine phase du web. Pour que se réalise cette vision, il faut que les hyperliens qui existent en ce moment entre les documents du web (pages, sites, médias, etc.) soient étendus aux données constituant ces documents. Pour y arriver, on doit élaborer un cadre commun permettant aux données d’être partagées et réutilisées entre les applications et par-delà les frontières actuelles de logiciels, plateformes, etc. On doit également faire en sorte que les données puissent être traitées automatiquement par les ordinateurs. Pour ce faire, on donne un « sens machine » aux relations entre les données en les nommant, en les liant et en donnant un sens au lien lui-même. C’est le langage RDF et son système de triplets qui permet de décrire ces relations. Pour plus de détails sur le web sémantique, voir la FAQ du W3C.

Revenons-en donc à nos moutons avec une application intéressante des technologies sémantiques. Nous venons de rencontrer Monique Leblanc de la Librairie acadienne pour discuter des droits d’auteur associés aux listes de lecture des professeurs à l’université, une problématique que je tairai, au risque de vous assommer davantage, mais qui trouve plusieurs éléments de réponse grâce justement aux technologies sémantiques et à l’impressionnante solution développée par la compagnie Talis qui est décrite dans l’étude de cas suivante. Cette entreprise a en effet réussi à:

  • unifier les descriptions des ressources grâce à l’utilisation d’ontologies
  • améliorer l’interopérabilité entre les données en mettant à profit les quatre principes des données interreliées stipulés par Berners-Lee
  • faire appel à des ontologies et des schémas existants (comme FOAF: Friend of a Friend) pour décrire les relations; ceci favorise la réutilisation des données ouvertes dans d’autres contextes
  • et encourager l’enrichissement sémantique des données par les étudiants et les professeurs afin de disposer en retour des fonctionnalités propres aux systèmes de recommandation

Gros budgets, grosse entreprise me direz-vous. Soit. Mais pour illustrer davantage mon propos, et c’est ici que cela devient vraiment intéressant, dans les explications quelque peu ténébreuses du système précédent de Resource List Management de Talis, j’étais intrigué par les nombreuses références au RDFa, un système de balisage permettant d’incorporer l’information sémantique du RDF directement dans le code HTML. J’étais déjà assez familier avec le système de description des ressources grâce aux triplets du langage RDF, mais le RDFa? Jamais entendu parler. Vaut généralement mieux dans de tels cas consulter le primer, plutôt que la spécification comme telle, et c’est ainsi que j’ai découvert le très simple et somme toute assez tripatif exemple de Alice au pays des merveilles sémantiques.

Cette petite page très simple est bien résumée par la figure suivante:

Le réseau social d

Il vaut vraiment la peine de prendre 10 minutes pour faire le survol du document précédemment cité (idem) afin de réaliser comment il est facile d’insérer des valeurs sémantiques dans nos pages HTML. Qui plus est, le RDFa est suffisamment souple pour permettre de faire appel à d’autres standards bien établis comme le Dublin Core et FOAF, décuplant d’autant son utilité.

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Faciliter la découverte de nos sites

Soumis par Robert Gregoire | Soumis le 04-27-2010

Qu’est-ce qui est pire que de ne pas connaître une technologie ou un standard sinon que de cacher son ignorance et de taire les bénéfices de sa connaissance? Dans cet esprit, et au risque de prouver que j’ai passé les six derniers mois coupé de toutes communications dans quelqu’infinissable épreuve de triathlon, je pose la question: respectons-nous le protocole Sitemaps dans nos déploiements?

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Objets d’apprentissage faisant autorité en matière de répertoires et métadonnées

Soumis par Robert Gregoire | Soumis le 02-25-2010

Le réseau des répertoires de Welsh, dont le centre nerveux semble se trouver à l’université Aberystwyth, annonce le lancement de leurs trois premiers objets d’apprentissage touchant au sujet des métadonnées et des répertoires. Aride, extra-sec me direz-vous. Oui, comme sujet. Pour ceux qui cherchent à se démêler sur la question, l’intérêt se trouve dans la validité inhérente de ces ressources: le langage est précis, les contenus limités à l’essentiel, le texte concis et clair.

The launch of the Welsh Repository Network, February 2009

The launch of the Welsh Repository Network, February 2009

Intéressant aussi de voir le concept d’objet d’apprentissage encore une fois par le prisme universitaire anglais. Cela fait très « thé à cinq heures », avec peu de crème et de sucre s.v.p. En effet, c’est un peu sec, pas mal dépouillé et surtout pas verbeux! Mais justement, on passe à travers dans le temps de le dire, on navigue facilement, on prend ce qui nous intéresse sans avoir l’impression d’avoir besoin de fouiller pour en trouver plus.

Les ressources sont très bien faites en termes de structure, de progression et de niveau de langage (bien vulgarisé sans tomber dans le naïf). La grande majorité des objets d’apprentissage que j’ai vu dans les institutions d’enseignement supérieurs d’Angleterre sont comme celles-là: des content packages de petites pages HTML formant une structure de leçon simple, y compris l’évaluation qui, dans le cas présent, est remplacé par un sondage de satisfaction. J’ai pris moins de cinq minutes pour passer à travers. Une quinzaine pour écrire le billet. Toutes proportions gardées.

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