Groupe des technologies de l’apprentissage
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Le mouvement des données libres accélère exponentiellement

Soumis par Robert Gregoire | Soumis le 11-26-2013

Nous assistons, avec l’annonce de la signature par la BBC d’un protocole d’entente pour le soutien des technologies Internet libres et ouvertes, à une accélération exponentielle de la mise à disposition libre des données.

Après les premiers apôtres, les passionnés et adopteurs de première heure, les collectivités d’intérêt et maintenant les grands mouvements, voilà que la donne change complètement quand les grandes corporations s’y mettent. En signant une entente avec les fondations Europeana, Open Knowledge et Mozilla, ainsi qu’avec l’Open Data Institute, BBC signale la reconnaissance corporative – journalistique à tout le moins – de l’importance incontournable du libre.

Parions que cet exemple aura tôt fait d’être imité, une nouvelle dont on ne peut que se réjouir!

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5 Things Every Presenter Needs To Know About People

Soumis par ABDELBASSET BACHERKI | Soumis le 07-17-2012

Un bon présentateur doit connaître la psychologie de son auditoire. Dr Susan Weinschenk nous présente depuis la vidéo ci-dessous, les 5 choses que  chaque présentateur doit savoir, sur la base de son dernier livre « 100 Things Every Presenter Needs To Know About People« .

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Le point sur le web sémantique, les données liées et ouvertes

Soumis par Robert Gregoire | Soumis le 10-22-2010

Représentation graphique des standards et couches logiques constituant le Web sémantique

Lorna Campbell et Sheila MacNeil ont récemment publié (juin 2010) un sommaire qu’on pourrait qualifier de « non compromettant » au sujet du Web sémantique et du concept que Tim Berners-Lee a introduit en 2006 sous l’appellation de linked data – les données interreliées. Non compromettant en effet car ces concepts sont relativement nouveaux et ne font pas encore l’unanimité. Alors pour aider à les cerner, les auteures se contentent de donner un peu de contexte, quelques définitions, des exemples et une liste de standards pertinents et de lectures complémentaires. Une perspective de haut niveau donc, mais très utile pour en apprendre davantage.

La lecture du document ne manque pas de donner l’impression qu’on vient de s’attaquer à l’hydre de Lerne elle-même car on n’en finit plus de rebondir d’exemples en standards et autres entrées de blogue instructives! Permettez-moi donc d’inter-   préter cette lecture à travers quelques ressources que j’ai trouvées particulièrement édifiantes.

Mais tout d’abord, deux clarifications utiles :

  1. L’adjectif sémantique signifie « qui donne du sens, de la signification ». En effet, si l’humain s’y entend assez bien pour comprendre le langage des signes formé par l’écriture, les machines elles n’y entendent rien. Il faut donc coller des étiquettes aux contenus pour qu’entre eux les ordinateurs puissent savoir, par exemple: « voici un titre ». De là l’omniprésente expression de « web sémantique ». L’excellente introduction « RDFa » du W3 à laquelle nous reviendrons plus bas offre l’illustration suivante pour illustrer ce concept :

    À gauche, ce que voit la machine. À droite, ce que voit l

  2. Par ailleurs, l’appel lancé par Lord Berners-Lee en 2006 (idem) vise à passer à la prochaine phase du web. Pour que se réalise cette vision, il faut que les hyperliens qui existent en ce moment entre les documents du web (pages, sites, médias, etc.) soient étendus aux données constituant ces documents. Pour y arriver, on doit élaborer un cadre commun permettant aux données d’être partagées et réutilisées entre les applications et par-delà les frontières actuelles de logiciels, plateformes, etc. On doit également faire en sorte que les données puissent être traitées automatiquement par les ordinateurs. Pour ce faire, on donne un « sens machine » aux relations entre les données en les nommant, en les liant et en donnant un sens au lien lui-même. C’est le langage RDF et son système de triplets qui permet de décrire ces relations. Pour plus de détails sur le web sémantique, voir la FAQ du W3C.

Revenons-en donc à nos moutons avec une application intéressante des technologies sémantiques. Nous venons de rencontrer Monique Leblanc de la Librairie acadienne pour discuter des droits d’auteur associés aux listes de lecture des professeurs à l’université, une problématique que je tairai, au risque de vous assommer davantage, mais qui trouve plusieurs éléments de réponse grâce justement aux technologies sémantiques et à l’impressionnante solution développée par la compagnie Talis qui est décrite dans l’étude de cas suivante. Cette entreprise a en effet réussi à:

  • unifier les descriptions des ressources grâce à l’utilisation d’ontologies
  • améliorer l’interopérabilité entre les données en mettant à profit les quatre principes des données interreliées stipulés par Berners-Lee
  • faire appel à des ontologies et des schémas existants (comme FOAF: Friend of a Friend) pour décrire les relations; ceci favorise la réutilisation des données ouvertes dans d’autres contextes
  • et encourager l’enrichissement sémantique des données par les étudiants et les professeurs afin de disposer en retour des fonctionnalités propres aux systèmes de recommandation

Gros budgets, grosse entreprise me direz-vous. Soit. Mais pour illustrer davantage mon propos, et c’est ici que cela devient vraiment intéressant, dans les explications quelque peu ténébreuses du système précédent de Resource List Management de Talis, j’étais intrigué par les nombreuses références au RDFa, un système de balisage permettant d’incorporer l’information sémantique du RDF directement dans le code HTML. J’étais déjà assez familier avec le système de description des ressources grâce aux triplets du langage RDF, mais le RDFa? Jamais entendu parler. Vaut généralement mieux dans de tels cas consulter le primer, plutôt que la spécification comme telle, et c’est ainsi que j’ai découvert le très simple et somme toute assez tripatif exemple de Alice au pays des merveilles sémantiques.

Cette petite page très simple est bien résumée par la figure suivante:

Le réseau social d

Il vaut vraiment la peine de prendre 10 minutes pour faire le survol du document précédemment cité (idem) afin de réaliser comment il est facile d’insérer des valeurs sémantiques dans nos pages HTML. Qui plus est, le RDFa est suffisamment souple pour permettre de faire appel à d’autres standards bien établis comme le Dublin Core et FOAF, décuplant d’autant son utilité.

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