Groupe des technologies de l’apprentissage
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Superhéroïne, elle lutte pour l’usage raisonnable (la nuit)

Soumis par Robert Gregoire | Soumis le 05-12-2010

Couverture_ContesDomainePublicVoici une manière imagée et reposante d’aborder l’épineuse question de l’usage raisonnable qui gît à la frontière du droit d’auteur. Cette bande dessinée intitulée Prisonnière de la loi? traite de la « zone d’ombre à la frontière du droit : un mystérieux royaume où chacun est libre d’utiliser gratuitement les œuvres sans en demander la permission ».

Réalisée par le Duke Center for the Study of the Public Domain et traduite par des étudiants de la faculté de droit de l’Université de Nantes, cette bande dessinée traite des droits raisonnables d’utilisation des œuvres (littéraires, musicales, théâtrales, architecturales, spectacles et chorégraphies, peintures, sculptures, films, et enregistrements sonores) à l’aide de situations vécues et de la jurisprudence en toutes sortes de contextes réalistes.

Un document qui se lit comme une histoire (d’horreur ; D) nuancée dans le contexte du droit américain. Donc pas une réponse directe à toutes nos questions, mais une bonne introduction aux problèmes et concepts communs à différentes juridictions, particulièrement utile connaissant l’influence des États-Unis sur le marché mondial de la culture.

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De la capitale américaine, en marge du sommet sur le nucléaire…

Soumis par Robert Gregoire | Soumis le 04-16-2010

Deux jours de rencontres fructueuses à Washington, dans le cadre du Sommet sur les répertoires et registres de contenus d’apprentissage organisé par l’ADL. La première journée de débat s’est clôturée en ateliers pour identifier les problèmes qui confrontent ce domaine, alors que la seconde se terminait avec le même genre d’exercice, mais pour déterminer les solutions aux défis d’utiliser les contenus d’apprentissage des répertoires. Ces deux exercices ont apporté d’intéressantes pistes de solutions générées par les six groupes de travail (v. les comptes-rendus des breakout discussions liés à partir de l’agenda.

J’aimerais ici capturer des éléments de discussion qui n’ont pas été rapportés dans notre compte-rendu des solutions, en jour 2. Nous ne sommes en effet jamais arrivés à nous entendre, dans notre groupe, sur la manière de dépenser ce budget de 10 M$ qui nous était (allégoriquement) attribué pour régler nos défis de répertoire…

Nous en étions à deviser d’une question intéressante posée par John Alonso qui disait « je suis un gars pratique, et je ne comprends pas, alors expliquez moi: j’ai ici (pointant trois participants) des répertoires de contenus qui sont autant de silos de ressources; (pointant un participant à l’opposé) et voici un portail d’accès pour faire la découverte des ressources; et nous avons ici (délimitant une zone imaginaire entre les trois répertoires et le portail) tous les services Web requis pour que ces entités communiquent en suivant les standards. Alors dites-moi pourquoi cela ne pourrait pas fonctionner? »

Là-dessus, Jon Phipps, qui présentait justement sur les données interreliées (Linked Data) un peu plus tôt dans la journée, de dire qu’avec le modèle de Berners-Lee, on n’a plus besoin de tout cela et qu’on peut simplement se fier aux identifiants URIs et à une structure semi-sémantique pour réaliser beaucoup plus, et de manière exponentielle. Mais David Massart d’interjeter qu’on peut aussi faire cela avec son LRE, qu’il n’y a qu’à y ajouter une liaison (binding) RDF, mais Phipss de s’exclamer quelque chose à l’effet que RDF n’a justement pas de liaison…

C’était passionnant et j’avais hâte d’en apprendre plus justement sur cette liaison RDF qui semblait ne pas pouvoir être ajoutée, mais voilà que John, Jon et David se font couper la parole et que tous ceux qui avaient plus ou moins contribué jusqu’à ce moment repartent dans toutes sortes de directions, pour conclure en déclarant qu’il s’agit surtout de fédérer les silos (répertoires) et que le tour est joué.

Espérant reprendre la discussion interrompue, j’en profite pour poser une question qui visait à clarifier l’énoncé précédent, à savoir qu’on connaît effectivement plus d’un mécanisme de connexion entre les répertoires: il y a la fédération oui, mais aussi le moissonnage et maintenant les données interreliées. Je désirais surtout tester cette hypothèse, mais jamais je n’ai pu obtenir de confirmation autoritaire à ce sujet. Voilà donc pour un point que je tenais à capturer: en effet, si on expose ses données en utilisant les principes du Linked Data et les mécanismes de moissonnage/fédération des répertoires, n’arriverons-nous pas à rendre les ressources découvrables pour les internautes (utilisant Google et autres moteurs de recherche « génériques »)?

L’autre point intéressant que je tenais à capturer touche à la relation affection-menace qu’entretiennent les internautes avec Google:

Repository-based search for resources continues to be vital in education, (…) However, Googling the Open Web is overwhelmingly easy, and so is the default way to discover resources in most sectors. For users to choose to use repositories instead of the Open Web, repositories must be compellingly better: they must do a lot more for the user than Google does, with a better fit to their domain-specific needs. Repositories have to keep asking themselves: “Why not Google?”

Tous reconnaissaient en effet Google comme étant un outil de recherche qui abolit d’emblée la raison d’être des fonctions de recherche de la majorité des répertoires. Sur quoi il m’est venu l’analogie que si nos ressources étaient suffisamment bien exposées et granulaires, et que Google arrivait à les référencer, quel serait le problème de laisser Google jouer son rôle et diriger les utilisateurs vers ces contenus ouverts, contextualisés (avec les diverses facettes des ressources en évidence), autorisés (déclaration de droits explicite) et fiables (source reconnue) pour assembler leurs propres contenus d’apprentissage?

Ce à quoi John Alonzon a rétorqué, avec raison, qu’il s’agit là d’une approche de copier-coller inefficace. Selon lui, le véritable défi consisterait plutôt à créer un mécanisme de référencement à la YouTube qui permettrait d’intégrer directement les ressources dans nos pages, ou à pointer vers elles, en étant confiants qu’elles demeureront accessibles et bien conservées par leur curateur (plus d’erreurs « 404″).

Voilà donc mon grain de sel au sujet de la rencontre de « solutions ». Pour plus d’information sur les contributions et retombées de la conférence, on peut consulter le sommaire préparé par Dan Rehak (.pptx pour présentation à #cetisrow), les notes de discussions, entrées de blogues et documents de positionnement préparés pour la conférence, et les présentations préparées par les membres des différents groupes d’experts invités à se prononcer sur une question ou l’autre de la conférence. Ces dernières présentations sont liées à partir de l’agenda de la conférence.

En définitive, je suis d’accord avec le verdict mitigé de Rob Abel quant au succès de la conférence, même si ce verdict procède d’une vision IMS ou eurocentriste. Après tout, ils ont bien raison avec les succès tangibles du projet ASPECT, du Learning Resource Exchange de European Schoolnet, et de leur tout récente spécification LODE. Merci aux gens de l’ADL pour l’invitation et surtout l’excellente organisation.

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Implications des licences pour les collections abritant des ressources ouvertes et gratuites

Soumis par Robert Gregoire | Soumis le 02-4-2010

Norm Friesen publiait récemment une analyse éclairée des implications du choix des licences Creative Commons sur la réutilisabilité des ressources d’une collection. Il part de la critique voulant que le copyleft correspondant à l’option de licence CC Share Alike soit pire que le copyright en ce qu’une petite composante d’une œuvre collective contaminerait tout l’œuvre et en empêcherait la réutilisation.

Interprétant la définition d’une œuvre collective dans les termes juridiques derrière ce type de licence, il établit que cette critique n’est pas valide dans nos juridictions. Mais il utilise cette distinction comme point de départ pour vérifier dans quelle mesure les ressources gratuite et ouvertes d’une collection sont effectivement réutilisables en fonction de leur mélange de ressources protégées (copyright) ou partageables à l’identique (copyleft). À l’aide d’une grille à quatre critères (flexibilité de licences, qualité, stabilité et pertinence) pour évaluer les ressources d’une collection, il recommande les sept meilleurs répertoires ou sites collectifs.

Et tiens, puisque plus personne ne semble vouloir lire s’il n’y a pas d’image, j’en profite pour ajouter cette courte vidéo (rien à voir ( ; D ) tirée de la production 3D Champlain retracé de l’ONF. Le tout donne un avant-goût de la méthode de production vidéo stéréoscopique et du laboratoire de recherche avant-gardiste de l’ONF utilisant leur technologie SANDDE :

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